Filed under Actualité

Prédation de l’innovation : une exception française ?

« La France, n’a pas de pétrole mais a des idées », disait Valéry Giscard d’Estaing en 1978. En 2013, la tendance semble être au pillage des idées par les Grands Groupes français.

Depuis quelques années, le quotidien d’entrepreneurs de jeunes pousses innovantes commence à ressembler davantage à un cauchemar qu’à un rêve.

Au cours de l’année 2012, nous avons vu des entreprises innovantes être victimes des « méthodes » de certains Grands Groupes français qui s’apparentent à la prédation plus qu’au partenariat. Le schéma classique consiste, pour ces Grands Groupes, à « travailler » quelques temps avec une startup, juste assez longtemps pour en tirer le maximum d’informations, puis à lancer leur propre service, laissant « mourir » leur jeune partenaire.

Il est facile d’en citer cinq qui ont subi ces déboires en 2012. Certaines histoires sont publiques, telles que les démêlés (*) de AppsGratuites avec SFR et TechToc TV face à la Caisse des Dépôts et Consignations, d’autres, qui n’ont pas médiatisé leurs mésaventures, ont depuis disparu.

Dans le contexte économique actuel, où la nécessité pour la France est d’être compétitive, donc innovante, il apparaît nécessaire et urgent que notre pays se dote d’un code de bonne conduite afin d’aller vers une plus grande loyauté et solidarité entre les entreprises, fondées sur une communauté d’intérêts et ce, dans une perspective à moyen et long terme.

Une charte éthique posant les bases des bonnes pratiques entre les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, doit avoir pour but d’améliorer le climat des relations interentreprises et, plus spécifiquement, celui existant aujourd’hui entre les Grands Groupes et les entreprises innovantes.

Cette charte, dont la liste des signataires serait d’une part publique et d’autre part contrôlée, aurait pour finalité d’envisager les collaborations et les partenariats interentreprises de manière sereine et constructive, pour l’ensemble des acteurs économiques du pays.

 

Trois points fondamentaux pourraient constituer le socle d’une telle charte : la confiance, le temps et l’argent.

La confiance

En France, il est impossible de déposer un brevet pour une idée ou un concept, comme c’est le cas en Amérique du Nord. Ce sont justement ces idées innovantes que les Grands Groupes viennent chercher auprès des startups qui ont su créer de la valeur, en ayant une vision renouvelée du monde qui nous entoure, afin de répondre au plus près aux nouveaux usages dans des délais très courts.

Il est indispensable que les relations entre Grands Groupes et entreprises innovantes se fassent en toute confiance. Ainsi, en ouvrant les portes de ses solutions innovantes, la jeune entreprise aurait la certitude de ne pas servir qu’à former les équipes des Grands Groupes, désireux de capter l’innovation en interne, et de la ressortir ensuite, mais d’évoluer avec elles vers une réelle collaboration.

Certes, il est possible d’établir des accords de confidentialité et d’autres sur les droits relatifs à la propriété intellectuelle présentée par l’entreprise innovante, en amont de la collaboration. A elle seule, l’année 2012 semble prouver que ce n’est pas suffisant, les Grands Groupes ayant les moyens de résister à des procès qui peuvent durer plusieurs années, tout en développant l’innovation volée, ce qui signifie la mort de la startup.

Le temps

Pour les sociétés high­tech, le temps est le nerf de la guerre. Être agiles leur permet d’avoir une grande vitesse d’exécution aboutissant à une mise sur marché en quelques mois seulement. Totalement à l’opposé des processus des Grands Groupes, dont les modèles d’affaires établis génèrent de très gros revenus, qui leur permettent de prendre leur temps : ils seront encore en affaires dans un an ou deux. Malheureusement, il n’est pas rare de voir s’écouler de six mois à un an entre la signature d’un accord et le début effectif de la collaboration. Un délai intenable pour une jeune société.

Afin d’optimiser la collaboration entre les parties, il est indispensable d’adopter une démarche pragmatique et de ne pas imposer systématiquement aux entreprises innovantes les usages et processus des Grands Groupes.

Il me parait indispensable que les Grands Groupes soient capables de travailler en microcellules, réunissant deux à trois intervenants parfaitement qualifiés pour la mission qui leur est confiée. Trop souvent, le jeune entrepreneur se retrouve à devoir « former » ses interlocuteurs, ce qui, outre la perte de temps considérable, est également synonyme de perte d’argent.

L’Argent

Si l’on veut que la France conserve ou retrouve sa place parmi les leaders mondiaux de l’innovation, il nous faut absolument rentrer dans un cercle vertueux alliant éthique et rachat de l’innovation. Il est clair qu’un Grand Groupe qui rachète une entreprise innovante lui donne les moyens de se développer beaucoup plus vite, encore faut­-il la laisser s’épanouir.

Racheter une jeune pousse ce n’est pas seulement racheter une techno, une innovation, un portefeuille de clients, une traction… C’est aussi et surtout racheter la vision de l’entrepreneur ! Vision indispensable au succès de l’innovation ; on a vu trop souvent de Grands Groupes sortir de pâles copies pour finalement les fermer, faute de vision.

Racheter une entreprise innovante, c’est également participer de façon vertueuse au développement de l’écosystème, un excellent moyen pour encourager l’innovation.

Si certains Grands Groupes continuent de piller les jeunes pousses françaises, quel sera l’intérêt pour leurs entrepreneurs de prendre tous les risques à innover ? D’autant plus que ce sont souvent ces mêmes entrepreneurs qui, lorsqu’ils ont réussi à survivre puis à revendre leur structure, financent l’innovation en France : Xavier Niel, Marc Simoncini, Jacques­-Antoine Granjon, Jean­-David Blanc, Pierre Chappaz, en sont quelques exemples.

En conséquence, je pense que par une attitude volontariste des parties prenantes, à savoir les Grands Groupes, les ETI/PME/TPE innovantes, l’adoption et la publication d’une Charte de collaboration éthique vis­ à vis de l’innovation ne peut que dynamiser le développement et la croissance de l’écosystème.

Je suis sûr que ces parties prenantes auront à cœur de collaborer ensemble à la rédaction et à la mise en œuvre d’une telle charte.

Si aujourd’hui, je réactive mon blog pour parler des relations Grands Groupes et Jeunes Entreprises Innovantes, c’est que MyId.is Certified a aujourd’hui assigné le Groupe La Poste pour exclusion illicite du consortium et atteinte à ses droits de propriétés intellectuelles.

Ce sont au final deux années de partenariat gâchées et la sortie par le Groupe La Poste, seul, d’une solution de certification d’identité numérique, qui aurait du voir le jour au sein du consortium.

Si, de facto, je suis relevé de mon devoir de confidentialité, mon propos, ici, est un appel à une prise de conscience collective de cette exception française qui s’apparente à des pratiques d’un autre temps que je souhaite voir disparaître.

Je formule le souhait que ma propre mésaventure serve, aujourd’hui tant aux entrepreneurs innovants qu’aux dirigeants de nos Grands Groupes, d’exemple et que, rapidement, se mettent en place les bonnes pratiques pour qu’émergent des entreprises solidaires pour une France compétitive !

 

Rappel des faits de l’expérience de MyID.is Certified avec le Groupe La Poste :

Début juin 2009, mon entreprise est contactée par la DIDES (Direction de l’innovation et du développement des e­services au niveau corporate du Groupe La Poste), qui se déclarait intéressée par une collaboration, pour développer un projet de certification d’identité numérique, dans le cadre de « l’Appel à projets sur les services innovants du web » lancé par Nathalie Kosciusko­-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique sous Nicolas Sarkozy.

L’idée centrale de ce projet était en effet de reprendre le système de vérification de MyID, pionnière sur le domaine de la certification de l’identité numérique depuis 2007 avec plusieurs milliers d’utilisateurs inscrits dans 37 pays, en l’améliorant grâce à la capacité de La Poste de mobiliser sa flotte de facteurs, afin de délivrer « une identité numérique certifiée en lien avec l’identité réelle ».

Cela semblait une opportunité à ne pas manquer, et le 15 septembre 2009, nous avons eu la joie de faire partie des 44 lauréats de cet appel à projet. Cela signifiait pour nous la possibilité de passer à une autre étape dans le développement de notre activité en réalisant, entre autres, une expérimentation grandeur nature sur l’ensemble du territoire de l’Essonne.

Le 17 mars 2010, nous commençons notre première réunion de travail, soit six mois après avoir été lauréat…

Un premier projet d’accord de consortium, rédigé par La Poste, ne commence à circuler qu’à partir du 9 avril 2010.

Entre mars et juin 2010, nous nous rencontrons régulièrement pour définir le cadre de l’expérimentation repris par la DAIC (Direction des Activité Internet du Courrier du groupe La Poste), et la valeur ajoutée résultant de notre collaboration qui fait partie des propriétés intellectuelles communes.

Il faudra ensuite attendre la fin de l’année 2010 pour avoir les éléments nécessaires au développement de la plateforme d’expérimentation dont la première version sera livrée en deux mois !

Il nous aura donc fallu 1 an après avoir été lauréat pour créer la première version du site…

Le 31 mars 2011, l’accord de consortium est signé, soit après presque deux années !

S’en suit le début d’une très longue série de problèmes, tous plus ubuesques les uns que les autres, que je ne listerai pas ici, et qui débouchera sur la fin de notre collaboration.

Enfin, moins d’un mois après notre éviction du consortium, courant Novembre 2011, le Groupe La Poste lance sa propre plate­forme de certification de l’identité numérique qui n’a pas de spécificité par rapport au projet développé avec MyID au sein du consortium.

A la réflexion et d’un point de vue purement factuel, je ne peux que m’interroger sur les intentions initiales du Groupe La Poste lorsqu’il nous a demandé de participer à ce projet…

 

Charles Nouÿrit

Fondateur & PDG
MyID.is Certified
charles@myid.is

Je vous propose d’utiliser #CGGJEI pour suivre les conversations.

(*) EDIT 13/02/2013 : FriendsClear avec Renault et Crédit Mutuel Arkéa a été résolue depuis

Tagged , , , , , , ,

La 3ème guerre mondiale sera-t-elle civile ?

À y regarder de plus près avec toutes ces crises économiques sans précedent qui se succèdent depuis quelques années, avec des banques qui mélangent les genres, à jouer sur les marchés financiers tout en n’assurant plus leur rôle traditionnel qui consiste à gérer le patrimoine de leurs clients et surtout leurs fournir des crédits nécessaires à l’investissement, gages de croissance et qui sont depuis quelques années, systématiquement, sauvées in extremis par les États, à l’exception de Lehman Brothers, qui a d’ailleurs propagée une petite brise de panique dans le milieu bancaire mais bien vite oubliée, entrainés qu’ils étaient de nouveau dans leur course folle aux profits… l’on est de plus en plus en droit de se demander de quoi sera fait demain ? Je dirai même qu’il en va de notre devoir de citoyen.

L’avenir de notre économie me fait peur… voir même TRÈS peur… De nature optimiste, à toujours voir le verre à moitié plein, toujours près à me lancer dans de nouvelles aventures, je ne peux m’empêcher en regardant autours de moi, de penser à acheter le plus vite possible un petit lopin de terre si je veux pouvoir continuer, ne serait-ce qu’à m’alimenter dans le futur…

Vous me direz, peut-être, que je ne suis qu’un hurluberlu, voir un illuminé !
Mais lorsque je m’aperçois qu’une banque comme Goldman Sachs est prête à falsifier les comptes d’un pay tel que la Grèce, et je ne parle pas d’une petite PME, mais bien d’un PAYS avec un produit intérieur brut (PIB) de plus de 300 milliards de dollars !!!! On en voit le résultat avec la crise que rencontre ce pays au bord de la cessation de paiement

Que cette même banque a joué un rôle majeur dans la crise des Subprimes qui a ruiné des millions d’américains en les jettant à la rue, qui a coûté plus de $500 milliards et entrainé des recapitalisations banquaires de plus de $300 milliards, poussant même des États tels que le Royaume-Unis, pourtant l’un, si ce n’est LE plays, le plus liberal au monde, à nationnaliser des banques comme Nothern Rock, suivie par la France et Belgique avec Dexia, mais aussi Freddy Mac et Fannie Mae aux Etats-Unis et Fortis en Europe. Et que Goldman Sachs place ses collaborateurs à des postes financiers et politiques qui leur permettent de noyauter la finance mondiale !!!

Que je vois aussi les agences de notations qui se font les complices de la finance internationale, en certifiant AAA des produits tels que les subprimes ou les comptes de pays qui sont au bords de la faillite, je prends de plus en plus peur…

Que je vois également que de GRANDS pays industrialisés, dit « occidentaux », tels que le Japon qui a une dette equivalente à 250% de son PIB, que ce pays doit donc emprunter pour financer sa dette et pas à des taux de 1% ou 1,5% mais plutôt à 5% ou 6% ce qui implique que le Japon, ne serait-ce que pour payer les intérêts de sa dette, doit avoir une croissance d’au moins 12,5% par an… or ce n’est absolument plus le cas depuis 1995… C’est même plus grave que ça, la croissance du Japon est tellement mauvaise sur les 17 dernières années, que le pays vient seulement de retourner au même PIB qu’en 1995 !!!!!
Comment le Japon va-t-il assurer son avenir économique ? Comment le Japon va-t-il rembourser avec sa population vieillissante ? Dans combien de temps le Japon fera-t-il défaut ?

Mais le Japon est TOUT SAUF UN CAS ISOLÉ, les Etats-Unis ont maintenu artificiellement une croissance de 5% depuis des années, afin de « sauver » le Rêve Américain, mais aujourd’hui ils se retrouvent avec 20% de chômeurs indemnisés 27 semaines et 15% de sa population qui vis seulement avec des tickets alimentaires, soit 47 millions de personnes (armées car ils le sont tous ou presque), avec une dette équivalente à 150% de leur PIB, soit entre $20 000 et $25 000 milliards !!!!! Comment vont-ils pouvoir la rembourser ??? En augmentant leurs impôts, certes très bas depuis longtemps, et en entrant dans une très longue phase de récession qui ne leur permettra même pas de payer les intérêts de leur dette ??? Ne va-t-on pas assister à un MASSACRE à la vue du nombre d’armes en libre circulation ? L’État ne peut plus continuer à faire fonctionner la machine à billet sans s’endetter… Idem pour la plus part des pays Européens, le premier sur la liste étant la Grèce, mais il y a aussi l’Italie avec son économie gangrénée par la Mafia, l’Espagne, le Portugal, la France, etc…

Nous n’avons aucun point de comparaison et de référence concernant LA crise mondiale que nous subissons, rien à voir avec les crises de 1929, de 1970… Et nos politiques ne font qu’appliquer des modèles qu’ils ont appris à l’école il y a 40 ou 50 ans… démontrant une grande incompétence face aux enjeux majeurs auxquels notre planète est aujourd’hui confrontée… Quand je vois que le type qui est à l’origine de la crise des subprimes, qui a mené sa banque et un certain nombres de pays à la faillite, a touché l’année dernière $900 millions de salaire !!!!!!!!!!!! Oui vous avez bien lu…
Aujourd’hui AUCUN politique n’a les « couilles » nécessaires pour faire comme Churchill ou De Gaule et lancer une réforme mondiale de la finance en la dissociant des banques pour que les sociétés qui « jouent » en bourse et qui perdent, n’entrainent pas dans leur chute l’économie mondiale. Il nous faut ré-inventer le système économique mondial.

Voltaire a dit en 1729 : « Qu’une monnaie papier qui est basée sur la confiance que le peuple a dans l’État qui l’émet, retourne invariablement à sa vraie valeur qui est ZÉRO ! ». Fort de ça l’on peut dire qu’aujourd’hui, le dollars, l’euro, le yen, etc… ne valent même pas le prix du papier sur lequel ces monnaies sont imprimées… Que va-t-il se passer quand au-delà d’une récession nous serons victimes d’une dépression mondiale, puisque notre modèle économique est mondial… Comment les banques vont pouvoir rembourser, que va-t-il se passer lorsque l’on va se trouver dans un défaut de paiement généralisé ? Que va-t-il se passer lorsque les créancier de ces dettes, qui ne sont au final que les citoyens du monde qui financent la course à l’échalote des banques avec leurs économies, auront tout perdu ???

Allons-nous assister  à la prise d’armes par l’ensemble des citoyens du monde afin de se défendre, ne serait-ce que pour se nourrir… Mad Max était-il une prémonition ou une fiction ?

Tagged , , , , , , , , , , , ,

La version anglaise de Wikipedia est fermée pour lutter contre SOPA et PIPA…

La version anglaise de Wikipedia est fermée pour lutter contre SOPA et PIPA… si seulement les sites français avaient eu le même courage pour lutter contre Hadopi et la suppression du statut JEI
Pour en savoir plus: http://en.wikipedia.org/
La version anglaise de Wikipedia est fermée pour lutter contre SOPA et PIPA... by Charles Nouÿrit
Tagged , ,

WORLD’S WORST/BEST LOVERS

A poll of 15,000 women that rated the world’s best and worst lovers gave those results:

WORLD’S WORST LOVERS:

1. Germany (too smelly)
2. England (too lazy)
3. Sweden (too quick)
4. Holland (too dominating)
5. America (too rough)
6. Greece (too lovey-dovey)
7. Wales (too selfish)
8. Scotland (too loud)
9. Turkey (too sweaty)
10. Russia (too hairy)

WORLD’S BEST LOVERS

1. Spain
2. Brazil
3. Italy
4. France
5. Ireland
6. South Africa
7. Australia
8. New Zealand
9. Denmark
10. Canada

Ladies you know where to spend your next holidays ;)
Seen in the Huff Post

Un mariage fait toujours partie des bonnes nouvelles

Et là, 2012 commence vraiment bien, un de mes meilleurs potes depuis mes 20 ans vient de m’envoyer une invitation à son mariage.
Et je dois dire que je me réjouis profondément de cette nouvelle qui entérine plusieurs années de vie commune avec sa douce, mais par la même occasion me met la pression puisque de toute la bande je vais être le seul à ne pas avoir encore franchi le pas… Mais ça c’est une autre histoire ;)

Si je partage avec vous cette excellente nouvelle c’est pour vous recommander le lieu où va se tenir ce mariage et qui me semble d’un romantisme à couper le souffle, puisque cela va se passer dans le sublime Hôtel A’jia à côté d’Istanbul avec les pieds dans l’eau du détroit du Bosphore qui relie la Méditerranée à la Mer Noire… Dans le plus pur site Ottoman du XIXème siècle, ce luxueux hôtel de 16 suites est un petit coin de paradis, mais je ne vous en dit pas plus et vous laisse aller découvrir le site de l’Hôtel A’jia.

Hotel Ajia à Istanbul by Charles Nouÿrit

Will Path be the next über private social network we’ve all been waiting for?

Honestly, I didn’t installed Path a year ago when it launched… mostly because of all the bad reviews about privacy concerns I’ve read at that time… But now it’s a all new thing and I find it amazing.
It’s growth remind me Twitter when Robert Scoble discovered it and the amazing adoption that came right after it!

So what is Path ?

Path is more a journal of your life than a social network as you cannot add more than 150 friends… so it’s all about your close friends, it’s REALLY private, meaning, there’s no way someone can read your Path if you didn’t accept him as a friend. Call it a Smart Journal.
Today Path is over 1 million users worldwide in 10 different languages and cracked to top 25 best apps on the iTMS in less than a year, tell me about a success story!!!
The purpose of Path is to capture those special moments of the day and share them with a close group of people.
Path is about sharing those joyous moments in your life, pictures, videos, who you’re hanging with and where, when you sleep or wake up, or even what you’re listening to… of course for those of you that are socially addicted, you can publish directly to Facebook, Twitter, Tumbler, Foursquare or even keep it only for you!

As Loïc say: Basically the way I see my friends using Path is: “if it’s for my close friends, I just post to Path. If it’s for the masses and I don’t care that much, I will crosspost it from Path to Facebook and Twitter”. Basically if it’s important keep it in Path, if it’s more mainstream that who knows can read it and it’s a whatever update, share it to the social networks for the masses.

But what really seduced me in Path its the privacy and the usability of the service… it’s dead simple

Wanna try it? It’s on iOS and Android

Défi 24Heure LA conférence des Bozos

Merde le 1er avril est en avance sur 2012…

La plus grande plaisanterie de l’année… ça envoie du bois grave cette conférence de bozos.
Et dire que j’en connais deux dans la liste… je reviens, je vais me pendre…

Probablement la plus belle démonstration que le ridicule ne tue pas.
En tout cas, ça fait longtemps que je n’ai pas aussi rigolé.
De là à dire que c’est une superbe escroquerie, voilà un pas que je vous laisse franchir seul ;)

Tagged , ,

eG8 Forum : Internet, un droit constitutionnel ?

J’ai eu la chance d’assister au eG8 Forum organisé par Nicolas Sarkozy, au jardin des Tuileries, afin de porter un message au G8 qui commence demain. Même si l’obtention du fameux sésame fut plus que compliquée, obligé de me déplacer lundi soir pour obtenir mon pass in extremis, et beaucoup d’autres qui y auraient certainement eu plus de légitimité que moi à y assister, n’ont pas eu cette chance, malheureusement.

Chance… oui, la chance d’être présent à un événement web réunissant la plus belle concentration d’acteurs majeurs du Web, la chance car en tant que citoyen français et fondateur d’une startup Internet, avoir accès à cette extraordinaire concentration de conférenciers dont des vieux de la vieille, qui comme moi, mais en beaucoup plus intelligents, ont connu le web à l’époque du RTC : Jeff Jarvis, Laurence Lessig, Sean Parker, Jimmy Wales, John Perry Barlow, mais aussi de très grands dirigeants tels que Klaus Schwab, Eric Schmidt, Rupert Murdoch, Mark Zuckerberg, Niklas Zennström, etc.

Le eG8 Forum a commencé avec une mise en garde du président Sarkozy contre les dangers liés à Internet, principalement en ce qui concerne la Pédo-pornographie, le terrorisme, et le respect des droits d’auteurs. Je caricature volontairement les propos du président, car il a su montrer une très grande ouverture concernant l’organisation du eG8 Forum, ça avait tout d’une web conf’, incroyable liste de conférenciers, excellente connexion WiFi, excellente nourriture, traduction simultanée et diffusion live et archivage sur les bonnes plateformes, pas assez de temps de pauses pour réellement networker et vraiment une majorité de gens assistant aux panels, mais au niveau du discours présidentiel je suis retourné en… 1999…

Notre histoire n’est qu’une succession d’évolutions, qu’une accumulation de tentatives qui amènent à une compréhension et à la maitrise de la technique.
Ça commence peu de temps après la naissance, par la première évolution que nous avons à faire… gagner un peu de dignité… passer de l’état animal à quatre pattes à l’humain qui marche sur deux.
Apprendre à marcher, c’est en moyenne 2000 tentatives avant d’en maitriser la technique, 2000 erreurs, 2000 gamelles, 2000 planchers, murs, coins de tables et autres objets souvent très douloureux. Heureusement en grandissant notre capacité d’apprentissage fonctionne de plus en plus vite jusqu’à la maturité.

Parfois ces évolutions sont drastiques, on les appelle des révolutions.
La France aime à dire qu’elle en a fait trois, une par siècle : LA révolution, la commune, et mai ’68… et m’est avis qu’il ne faudrait pas grand chose pour que les descendants des soixante-huitards ne reprennent le flambeau, mais avec une certitude, démontrée par les Révolutions Arabes, c’est que le gouvernement tombera.

Pour la plupart des dirigeants français mais aussi étrangers, il se trouve qu’en ce qui concerne Internet, qui n’est massivement accessible au grand public que depuis 15 ans, ils sont totalement passés à côté du fait qu’Internet a DÉJÀ FAIT SA PREMIÈRE RÉVOLUTION et qu’en plus elle est sociale et touche presque 2 milliards d’humains et a remis à plat les business models de bon nombre d’industries à l’origine de la production des contenus que nous avons l’habitude de consommer quotidiennement : l’info, le savoir, le cinéma, la musique…

Alors oui, Wikileaks a certainement traumatisé ou tout au moins fait sérieusement monter dans les tours le palpitant de nombreuses démocraties, et je ne parle même pas des dictatures qui tombent les unes derrières les autres, non pas grâce à Facebook ou Twitter mais bien grâce à Internet.

Alors forcément, et puisqu’au final nous ne sommes tous que des êtres humains, face à une menace, qui génère une peur, nous nous défendons en attaquant… Un comble lorsque l’on connait notre passé, synonyme de libertés et de droits de l’homme, que nous soyons une dictature, ce n’est pas moi qui le dit c’est la définition donnée par Nicolas Sarkozy à tout pays qui filtre, contrôle, restreint l’accès à Internet, durant son discours d’ouverture.
Je peux parfaitement le comprendre.
Réaliser que la matrice qui permet à Internet d’exister est là et ne peut être ni détruite ni contrôlée, doit certainement être un profond choc pour les dirigeants de nos pays.
Les réponses des différents gouvernements vont vers le protectionisme, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, on légifère en urgence, le principe de la rustine…

Mais le huitième continent met en périls les industries de la création qui génèrent plus de « 3000 milliards de dollars par an », engendre des « déserts culturels » et autres blabla, pourtant ces blabla ont su se faire entendres à la différence de notre industrie… quoi que…

Oui, la mort d’une industrie qui n’a pas su anticiper l’obsolescence de ses différents supports de distribution, peut et doit être nécessaire à la survie de la matrice et ce peu importe le coût.
Ces industries ne vont pas disparaitre réellement, elles seront refondues en profondeur, mais les métiers et savoir-faire seront toujours valorisés et commercialisés mais sous d’autres formes, cela va impliquer des périodes désagréables de transition, après tout la mort de l’Industrie Minière s’est faite dans une extrême douleur.

Heureusement, Internet est une telle révolution que notre vitesse de croissance est colossale, un patron de 27 ans à la tête d’une startup d’à peine 5 ans fournit son service à 700 millions de personnes, une autre vient d’embaucher plus de 2000 personnes en un an. Ce n’est jamais arrivé dans toute l’histoire du capitalisme. Qui plus est, tous les entrepreneurs que j’ai pu rencontrer au cours de mes 16 dernières années professionnelles et qui ont réussi de très belles reventes, ont tous sans exception, réinjecté une partie de leurs gains dans la matrice.

Sean Parker (Napster, Plaxo, Causes, Facebook) disait lors de la cinquième plénière, qui au passage aurait du être celle de clôture au lieu de l’insipide pseudo interview que nous a servi Mark Zuckerberg, qu’il avait gagné plus d’argent qu’il n’en aurait besoin pour toute sa vie et qu’il ressentait le devoir d’aider de nouveaux entrepreneurs.
Il a d’ailleurs annoncé qu’il allait investir 100 millions de dollars chez Warner, démontrant clairement son intime conviction dans le futur commercial de la musique.

Maintenant, l’une des problématiques que nous avons à régler, c’est de faire cohabiter le pluralisme des démocraties avec Internet, mais non par la douleur comme à notre habitude en France, ou plutôt comme tout bon négociateur doit faire, à savoir annoncer une grande fermeté dans ses propositions pour pouvoir lâcher du leste. Procédure normale dans notre monde physique depuis des millénaires… malheureusement Internet révolutionne aussi les principes de base de la négociation.

Cette cohabitation implique forcément les gouvernements de ces démocraties, on ne peut pas les exclure sous prétexte qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe, après tout, nous, peuples libres, les avons élus pour diriger nos démocraties !
Condamnons-les vertement en leur expliquant où ils se trompent, comme l’a si bien fait Jérémy Zimmerman en organisant au sein du eG8 Forum une conférence de presse sauvage qui a clairement rappelé les vrais débats : la neutralité du réseau, l’accès libre et non-restreint.

Il est impensable, philosophiquement et physiquement parlant, de vouloir réglementer de façon coercitive Internet, que la liberté d’expression soit filtrée, que l’on coupe l’accès au réseau, que la défense des modèles économiques de la culture se fasse aux dépends du développement de l’innovation grâce à Internet.

Plutôt que de nous laisser cet immondice qu’est la tour de la Défense, qui dénature la perspective réalisée en parfaite harmonie par Napoléon, je préférerais que le Président qui sera élu en 2012 s’inspire de la transcendance dont à fait preuve Napoléon et dont le code civil constitue l’une des bases des pays qu’il avait alors envahi, et qui pour la plus part sont maintenant des démocraties.

Je serais profondément fier si la France pouvait continuer à jouer le rôle qu’elle joue depuis plus de 300 ans en devenant le premier pays au monde à inscrire dans sa constitution, après le principe même de démocratie et les Droits de l’Homme, le droit inaliénable d’accès non restreint sous aucune forme que se soit à Internet.

Pour la simple raison qu’Internet est la seule et unique garantie que nous ayons pour avoir des démocraties plus ouvertes et transparentes, réellement, profondément et totalement au service de leurs citoyens.

En revanche, lors d’une discussion avec un ami qui m’est très cher, il a pointé avec son ironie habituelle le fait que c’est Mark Zuckerberg qui a été reçu à l’Élysée et non un Laurence Lessig, ou John Perry, ou Jeff Jarvis, mais aussi que quasiment toutes les grandes entreprises qui « contrôlent » aujourd’hui le web sont venues à l’invitation de la France pour porter la bonne parole au G8 le lendemain. N’oublions pas le propos de ce eG8 Forum.

Forcément, on est en droit de se demander si cet empressement n’est pas là pour masquer le fait qu’à leur tour elles ont appris à faire entendre leurs blabla auprès de nos gouvernements, et à les pousser à réglementer pour leur seul bénéfice… ce n’est pas comme si ça n’était JAMAIS arrivé dans l’histoire…

J’espère sincèrement que la fonction sera transcendée par l’ampleur de la promesse.
Les seuls types de réglementations qui soient viables sont celles qui consistent coûte que coûte à maintenir l’infrastructure et le libre accès à la matrice Internet.

Tagged , ,