Posted in décembre 2006

Jérémy DUMONT, Pourquoi Tu Cours à ta perte ?

Ce fut bref, assez désagréable, malgré une idée originale inspirée des USA, mais il semble que la 2ème tentative de Jérémy Dumont concernant le collectif Pourquoi Tu Cours, et les Apéros du Jeudi finisse en eaux de boudins, encore une fois.
Apprendre de ses erreurs permet de progresser.

Je quitte donc le collectif Pourquoi Tu Cours avec un arrière goût amer au fond de la gorge…

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Vous êtes la personne de l’année selon Time Magazine

Timesperson_of_the_year

Time Magazine vous a élu personnalité de l’année, vous qui produisez une nouvelle forme d’information. Bienvenue dans la révolution de l’information qui succède à la révolution industrielle.
Attachez vos ceintures car ça va aller beaucoup plus vite que le siècle précédent. Beaucoup !!

Cela rejoins d’ailleurs l’excellente initiative de Yossi Vardi (le papa d’ICQ) à la suite de l’intervention de Shimon Perez à la conférence du Web 3, qui propose 100 000 dollars pour la création d’un mouvement intitulé BloggersForBetterWorld. Pour en faire parti, il vous suffit de bloguer une fois par semaine sur un sujet social, de le taguer (Technorati tag: bfbw or b4bw … à définir) et d’appliquer un bouton spécialement designé par les équipe de Loïc. Un grand bravo pour cette initiative !!!!

Une vidéo de l’événement chez Lele.

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Fraternités

Ailleurs et au-delà, il faut se lancer, par morale personnelle et par amour de l’humanité ; rendre concrète la notion de Fraternité, faire l’expérience de la nécessité de l’autre sans attendre une action politique globale, sans espérer qu’un pays ou un autre ouvre la voie. Sans attendre que le nécessaire devienne possible. Sans escompter recevoir, sans parier sur sa réciprocité, pratiquer soi-même la Fraternité. Autrement dit: donner sans espoir de retour. Prendre plaisir à faire plaisir. Trouver de l’intérêt à l’autre. Sourire à l’inconnu dans la rue. Aider sans attendre un merci. Faire rire les enfants, leur raconter des histoires. Recevoir les amis de ses amis. Se comporter avec les faibles comme leur grand frère ou leur grande sœur. Etre curieux de l’étranger. Respecter le désir de l’autre d’être seul. Se préparer à son ingratitude. Savoir qu’il n’est de pire ennemi que l’obligé qui s’empresse de se brouiller avec celui qui l’a aidé pour se prouver à lui-même que l’autre n’y a été pour rien. Considérer, tout simplement que c’est un privilège que d’être en situation de pouvoir se rendre utile.
Il n’y a pas de Fraternité sans lucidité tranquille, sans force d’âme. Au début, cela écarte du chemin des autres. C’est normal : tout rêveur se tient à l’écart. Jusqu’à ce qu’il entraîne les autres à rêver à leur tour.

A vous
Maintenant c’est à vous de prouver que vous pouvez sourire au sourire de l’autre et ne pas vous résigner à la tristesse du monde, que le bonheur ne se résume pas au fait de se réjouir d’avoir échappé aux infortunes d’autrui.
A vous de réaliser que la perfection n’est que légèrement plus difficile à atteindre que la médiocrité.
A vous de ressentir qu’il existe certainement quelque part au moins une personne dont le but dans la vie est de vous rendre heureux. Ne la cherchez pas : elle vous trouvera.
A vous d’apprendre à traiter chaque être humain comme s’il était le Dieu dont dépend votre salut.
A vous de comprendre que la Fraternité n’est pas un rêve naïf, ni un discours de secte, mais la seule voie réaliste de survie de l’espèce à laquelle vous appartenez.
Imaginez, rêvez, prenez des risques. Transformez la Fraternité en pratique. Sans l’attendre des autres.
Donnez-vous une fois l’occasion, au moins une fois par jour de susciter un sourire, d’accueillir, d’être anonymement généreux, sans esprit de retour.
Ne serait-ce que vous vous convaincre qu’il reste en vous une étincelle d’humanité.

Jacques Attali in Fraternités Fayard 1999

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