Media Music Center : quelques précisions. (Par philippe Astor)

Titelive_ma_baiserJ’ai finalement pu tester le Media Music Center du SNEP et j’ai d’abord
songé que les critiques de la presse musicale avaient finalement
quelques bonnes raisons de râler. En effet, le service n’offre aucune
fonction d’export et ne permet qu’une écoute en streaming des
nouveautés, qui plus est dans une qualité inférieure à celle du CD
(Windows Media à 64 Kbps). Cela appelait quelques précisions que j’ai
obtenues auprès d’un représentant de la société Live Networks, qui
réalise le Media Music Center pour le SNEP.

Premier point : les journalistes n’ont pas accès à la même
application que les radios, qui peuvent exporter la musique envoyée par
les maisons de disques au format natif pour une diffusion à l’antenne.
Cela dit, le Media Music Center, malgré toutes ses limitations, a
vocation à permettre à un plus grand nombre de journalistes et de
prescripteurs en matière musicale de découvrir les nouveautés du
marché. Une fois son choix arrêté, le critique peut tout fait contacter
le service promo correspondant (les coordonnées sont fournies dans le
Media Music Center) et demander l’envoi d’un ou plusieurs CD. Nombre de
chroniqueurs réputés, parmi lequels les 52 signataires de la pétition
adressée au SNEP, n’auront aucun mal à obtenir gain de cause.

Live
Networks confirme la volonté du SNEP d’ouvrir cet outil au plus grand
nombre et aux labels indépendants, y compris ceux qui ne font pas
partie de ses adhérents. Son introduction permettra simplement aux
services promos des maisons de disques d’avoir une plus grande maîtrise
des coûts liés aux envois promo et de les cibler beaucoup mieux, dans
la mesure où les CD ne seront envoyés qu’à ceux qui auront manifesté un
intérêt à leur égard.

Selon Live Networks, les envois promo de
CD coûtent horriblement cher aux maisons de disques. Ils concernent
environ 500 journalistes en France et les retours (disques chroniqués
ou cités dans la presse ou à l’antenne) ne sont en moyenne que de 30 %
(ce qui d’ailleurs n’est déjà pas si mal).

Le SNEP a peut-être
manqué de tact dans sa communication auprès des critiques musicaux,
mais reste ouvert à une concertation avec ces derniers, concernant
l’évolution du service, l’introduction de fonctions d’export ou le
maintien d’un envoi systématique des CD pour certains d’entre eux, etc.

Source : Philippe Astor

Alors je voudrais remercier Philippe Astor, d’avoir fait ce post,
je vais gagner du temps.

Le Media Music Center, naît qu’une vaste escroquerie de la
part de Tite Live et de son PDG Stéphane Magnard, et ce n’est pas moi qui le
dit mais Jean-Michel Grapin (Yacast) et Hervé Rony (SNEP), développons un peu :

A l’origine n’ait une idée brillante (je vous rassure elle
n’est pas de SM), fournir via une plateforme centralisé les nouveautés aux
média ; deux avantages : suppression des coûts d’envoie et surtout un bon moyen
de contrôler les sorties pirates avant la commercialisation en bacs.

Ça c’est brillant, et c’est un concept mûrement réfléchi.

Ensuite un appel d’offre pour le moins curieux car la
solution qui était techniquement viable et prête immédiatement n’a pas été
celle retenue. Pourquoi ? Voilà une bonne question, delà à dénoncer une
connivence entre les dirigeants du SNEP et de Live Network, c’est un pas
supplémentaire que je vous laisse, seul, franchir.

Technologiquement déjà : du 64 Kbps en wma ???? C’est une
plaisanterie ???? Comment voulez vous qu’un journaliste se face une opinion descente
sur un encodage en wma et 64 Kbps, c’est l’age de pierre !!!!!!!!

Et la portabilité ??? Obligation d’être assis sagement derrière
son ordi pour pouvoir écouter les morceaux, et les lecteurs mp3 ??? Et les cd
dans ma voiture en rentrant chez moi ??? Quid !!! Merci pour la souplesse
d’utilisation.

Et la protection ??? Bon il n’y a pas besoin me direz-vous,
puisque le son des fichiers est tellement ignoble que personne ne voudra en
faire de copie. Mais bon ce n’est pas une raison, tout le monde peut
évoluer…mp4…vbr356 kbps….hum…non…??? et alors les problème de
piraterie seront toujours là.

Puis vient la facturation de la plateforme, je tiens à
rappeler que Tite Live facture déjà le SNEP pour la fabrication d’une base de
données recensant l’ensemble des sorties CD en France, afin de réaliser le Top
50 ainsi la mise à disposition d’extrait sonore dans les bornes d’écoutes en
Grandes Surfaces. Pourtant cette société refacture la numérisation une deuxième
fois ?????

Peut-être un jour, la suppression des connivences et abus de
positions et autres détournements de la part des dirigeants de cette industrie,
pourra peut-être la sauver…et les artistes toucher plus de 15% sur leur
oeuvres…

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  • http://www.letime.net temps

    J’ai le sentiment que le système n’est pas fait pour les auteurs, les créateurs ou les hommes. J’ai le sentiment qu’il cache une pieuvre qui n’a qu’un but c’est prendre de l’argent de toute part. Mais l’art n’a pas de prix, notre seul richesse est l’amour et nos amitiés. Il faut être vraiment tordue pour donner un prix à l’eau de pluie, à l’air que nous respirons.
    Cordialement

  • http://www.dascritch.net/blog.php/2005/05/30/147-tite-live-declin-et-chute-de-l-empire-phonographique da scritch blog zone

    Tite Live: Déclin et Chute de l’Empire Phonographique ?

    Ce week-end avait lieu à Toulouse le congrès annuel des Radios Associatives. Lors d’une réunion de travail sur le logiciel de téléchargement musical imposé par les majors, il devient évident qu’avec un tel cheval de Troie, elles veulent contrôler