Voilàune offre intéressante pour le consommateur lambda de musique, en effet
la comparaison effectuée par Napster est extrêmement pertinante :
Si
comme tout personne possédant un iPod, vous souhaitez remplir votre
iPod avec 10 000 chansons achetées via iTunes, il vous en coûtera la
modique somme de $10.000, une bagatelle pour vous et moi.
Par contre avec "Napster To Go" quelle révolution, la musique ne vaut plus rien !!!! Car pour $14.95 par mois,
vous pouvez remplir n’importe quel baladeur mp3 (sauf le iPod &
iShuffle) jusqu’à la gorge, et ça, si ce n’est pas un bracage…??!!?
Donc
on est bien tous d’accord, la musique en tant que produit ayant une
valeur intrinsèque n’étant, théoriquement pas comparable mais bien,
quantifiable entre les différents morceaux, la musique donc, devient un
produit dont la valeur est uniformisée !! Chaque morceau ayant
exactement la même valeur que n’importe quel autre !! Elle est belle la
vie…
Un peu comme si Licence IV et leur fameux opus : « Viens
boire un petit coup à la maison » valait autant qu’un Prince, Madonna,
Elvis, Franck Sinatra, Dean Martin, Luciano Pavarotti… Et j’en oublie
des wagons qui se retournent dans leurs tombes!
Donc ça y est, avec le virage numérique la musique devient réellement un produit d’Immense Consommation au même titre que de l’eau, des yaourts, des barres chocolatées…
Preuve
en est qu’Universal Music arrive en DEUXIEME position des plus gros
annonceurs TV juste derrière Nestlé avec 8,8 millions d’Euros
d’investissement en 2004 soit une baisse de 1,4% par rapport à 2003, ça
! Ça va bien les aider à faire des économies, mais c’est moins drôle
qu’une charrette de licenciements pour cause d’économies…
Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans 86,5 Millions d’Euros investis en Marketing et Com’, et encore, en baisse de 24,5% par rapport à 2003 !!!! je jettons pas trop la pierre aux Majors
Peut-être
faudrait-il expliquer aux patrons de majors que tel artiste n’est pas
l’équivalent d’un yaourt à la fraise et tel autre d’un yaourt à la
vanille… En effet quand je me rends dans mon épicerie de quartier, je
suis certain sauf problème de conditionnements, transports ou stockage,
qu’année après année, ma Danette au chocolat au lait aura toujours le
même goût que le dernier pack acheté la semaine dernière !!! Ce qui
n’est pas le cas de chaque album d’artiste vendu, mais bien celui de
chaque CD vendu, en effet si
on fait abstraction du contenu, chaque CD issu du même fabriquant aura
toujours plus ou moins la même qualité.
Mais le problème réside
en le fait que les Majors ne vendent pas des CDs, mais de la musique ;
or le nouvel opus de tel ou tel artiste ne sera jamais de la même
qualité que le précédent puisque non identique par définition. Sachant
qu’un artiste, comme sont nom l’indique, crée d’après sa propre
expérience de la vie et que, selon les « professionnels » du marketing,
un nouvel artiste doit sortir un nouvel album au maximum 18 mois après
le précèdent sous risque de disparaître de la scène professionnelle…,
La vie est finalement toujours trop courte pour arriver à lier les deux
rives opposées de la Creation et du Marketing d’Immense Consommation…(ou ce que j’appelerais MacroMarketing).
Une
création artistique ne peut être commandée à l’avance et livrée à telle
date sous peine de n’être pas totalement aboutie voir carrément juste à
l’état d’ébauche. Que celui qui n’a jamais trouvé dans le dernier album
qu’il a acheté, que, 3 chansons seulement méritaient d’être considérées
comme "correctes" sur un total de 12, me jette la première pierre ! Et
que dire des consommateurs qui attendent patiemment la sortit du
dernier opus de Laurent Garnier, 4 ans après le précédent !!!
Messieurs,
je vous en conjure, revenez à vos premiers amours : la promotion et la
distribution de la CREATION ARTISTIQUE que l’on appelle LA MUSIQUE et
arrêtez les yaourts !