Voilà, ça faisait très longtemps que je voulais m’exprimer sur la
redevance due pour la copie privée audiovisuelle perçue par l’ADAMI et
la SPEDIDAM et leur intention de l’appliquer au Peer-To-Peer (P2P).
Petit rappel des faits :
La
redevance due pour la copie privée audiovisuelle a été créé car selon
les Majors du disque, les CD vierges seraient essentiellement utilisé
pour effectuer des copies de CD musicaux et DVD…C’est clairement faire
abstractions des quantités astronomiques utilisés tous les jours par
les entreprises françaises pour stocker et échanger de gros volume de
données, mais là n’est pas mon propos.
La redevance due pour la
copie privée audiovisuelle n’est plus un projet mais bien une source de
revenu colossale pour l’ADAMI : 8 126 675 € en 2002, 10 819 757 € en
2003 soit une augmentation de 33% en un an ! Cela serait une excellente
chose pour les artistes puisqu’ils perçoivent directement 69.75% des
sommes dégagées. Mais le problème réside au niveau de la méthode
employée pour redistribuer ces sommes et là asseyez-vous
confortablement et éloignez les enfants car cela peut choquer. La
méthode est simple : l’ADAMI descend dans la rue et effectue un sondage
auprès d’un échantillon représentatif de la population française soit
environ 1500 personnes ! Et elle leur demande quels sont les artistes
qu’ils ont gravés cette année !!!!????!!!!! Et là je REVE !!! un
sondage pour répartir des millions d’Euros !!!!!!
Bien évidemment
les petits artistes, ceux qui sont en total devenir, qui viennent de
sortir leur premier album après des années de galères, eux ne sont
JAMAIS cités et pour cause ils n’ont de notoriété encore.
Pourtant
ce sont eux les plus touchés par la copie privée pas les Jean-Jacques
Goldman, Obispo, Bruel et autres. Les grands n’ont pas besoins de cet
argent, ils ne sont plus dépendant financièrement (les fameuses
avances) des Majors depuis bien longtemps, mais quid du jeune artiste
qui sort son premier album et sur qui une Majors aura investit entre
500 000 € et 1 millions en Studio, Clip, Marketing, Pub et
Communication pour ne vendre que 25000 pièces car « le Star Ac’ prends
déjà beaucoup de part de marcher »…
Et maintenat, j’entends
depuis quelques mois que l’ADAMI veut réitérer la même escroquerie avec
le P2P, en tentant d’instaurer une licence légale me permettant de
télécharger ce que je veux, moyennant un abonnement mensuel. Et là ma
chaise s’effondre sous le poids de l’absurdité et de la bêtise. En
effet, n’est il pas de notoriété publique qu’il est parfaitement
IMPOSSIBLE de filtrer Internet, le gouvernement chinois l’a tenté à de
nombreuses reprises sans aucun succès et que dire de la dextérité
développé par les iraniens pour contourner les systèmes anti-satellites
mis en place par leur gouvernement, on trouve même des YesCard pour
Noos à Téhéran !!!!!
Or il me revient en mémoire le scandale de
la SACEM et des revenus perçus par leurs dirigeants, loin de moi
l’envie d’être diffamatoire, mais il me vient subrepticement une idée :
Et
si les sociétés de gestions des droits d’auteurs en étaient venu par la
force du marché économique, je suppose, à défendre avec d’avantage de
ferveur leur société que les membres quelles représentent…
En effet
avec la croissance exorbitante des revenus lié à la redevance due pour
la copie privée audiovisuelle associé au fait que la rémunération de
ces dites entreprises se calcul sur la base de pourcentage (entre 5.65
et 7%) des sommes perçues et non sur un fixe assurant la transparence
de gestion, on est en droit de se demander si au vu des sommes
incrémentales perçues depuis quelques années, si une course au profit
ne se serait installée au dépend des auteurs et des consommateurs…